Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 18:01

Tour d’horizon, en plusieurs parties, des pilotes qui se sont crashés dans notre poste. Certains auraient pu être pas mal, d’autres sont complètement ratés. En voici deux pour commencer.

HOSTAGES

Rentrée US - Les séries indésirables - 1ère partie

La Note: 1/5

Otages, ô désespoir

Ellen Sanders, une chirurgienne brillante qui exerce dans un hôpital de Washington D.C., est chargée d'opérer le Président des Etats-Unis. Mais ce qui aurait dû être un honneur se transforme en un enfer : elle se retrouve au coeur d'une conspiration politique. Son mari et ses trois enfants sont pris en otage et les ravisseurs menacent de les exécuter si elle ne suit pas leurs instructions. Commence alors une course contre la montre pour les sauver...

Malgré un casting trois étoiles composé de Toni Collette (Muriel, United States of Tara), Dylan McDermott (The Practice, Dark Blue) et Tate Donovan (Damages), la nouvelle production du bourrin Jerry Bruckheimer n’est qu’une pâle copie opportuniste de Homeland et 24h Chrono. Le créateur a d’ailleurs bossé sur la première et ça se sent : complot, trahison dans les hautes sphères du pouvoir, surveillance, paranoïa, tentative d’assassinat politique, j’en passe. De 24, elle prend le déroulé de l’action dans un temps réduit. Toutes ces additions de références n’en font qu’une équation sans inconnue, beaucoup trop schématique pour séduire et être honnête (chaque membre de la famille a un secret que la tension de la prise d’otages va révéler, par exemple). Au final, c’est le spectateur qui est prisonnier, otage d’une intrigue verrouillée et prévisible. On est parfois tenté de découvrir la suite mais il y a des signes qui ne trompent pas : choisir Ringo Starr, soit le pire des Beatles, comme mot de passe pour l’alarme domestique à distance de la famille en est un!

THE CRAZY ONES

Rentrée US - Les séries indésirables - 1ère partie

La Note: 0/5

Buffy McDo

Simon Roberts, le patron excentrique d'une agence de pub de renom, travaille avec sa fille, Sydney, son total opposé. Entourés d'une équipe de talentueux publicitaires, ils s'efforcent de rester dans le coup malgré la concurrence et la folie qui s'emparent d'eux bien souvent...

Ally McBeal, la série culte et phare de David E. Kelley, était une grande réussite. On ne peut pas en dire autant de sa nouvelle comédie hystéro-poussive. Passons sur le titre clin d’œil à Mad Men, si Kelley nous avait vraiment proposé une version comique de la série d’AMC, cela n’aurait pas posé de problème. Mais ce n’est pas le cas. On peut même parler de contre-sens. Le pilote de The Crazy Ones nous propose en effet en entrée une louche de bons sentiments et un humour avarié dans un sandwich McDo (la chaîne de fast-food est un client de la boîte de pub). Vomitif à souhait! Ce qui est gênant, ce n’est pas tant que la marque soit citée, c’est comment elle s’insert dans l’intrigue. Dans Mad Men, il y a des marques citées mais on assiste à la fabrication de toutes pièces d’une pseudo philosophie associée à ces marques par des gens qui ne sont pas dupes et n’y croient pas un seul instant. Ici, ils y croient, la pseudo philosophie trouve un écho dans les sentiments des personnages et est débitée sur fond de musique guimauve gorgée de sirop de piano. C’est consternant, on ne rit jamais, Robin Williams passe pour un has been avec ses mimiques et ses imitations dépassées, les vannes sont mauvaises et mal dissimulées par un débit mitraillette saoulant, et Sarah Michelle Gellar est vieille (bon je reconnais que ce dernier argument n’est pas très pertinent!). Le pire c’est que les audiences sont bonnes et laissent présager un futur à ce truc pourtant périmé.

Partager cet article

Repost 0
Sébastien Mauge
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : A suivre...
  • A suivre...
  • : Critique séries TV
  • Contact

Recherche

Liens