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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 17:13
Mon Top 2014 des séries US

26- How To Get Away With Murder : Un début de saison aussi irritant qu’efficace. C’est vain, pas très bien joué, improbable mais ça marche !

25- Gotham : Parce que j’ai envie d’y croire et que j’aime la naissance des méchants. Pour l’instant, ça patine un peu.

24- Penny Dreadful : Un pot-pourri monstrueux, dans le bon sens du terme, parfois risible mais avec une Eva Green remarquable.

23- The Flash : Je ne sais pas pourquoi mais cette série me transforme en ado, ce qui n’est pas désagréable (à part les boutons bien sûr). Du charme, du fun, des jeux de mots tendance « Batman vintage ». Je la préfère nettement à Arrow.

22- You’re The Worst : Anti romcom craquante et tordante mais peut-être pas aussi inspirée qu’on veut bien le dire.

21- Married : Parce que je suis marié…

20- The Strain : Del Toro retrouve (un peu) l’atmosphère des films gores des années 80. Je trouve juste gênant que la menace soit planétaire. D’ailleurs la série est à son meilleur lorsqu’elle joue la carte de l’horreur intimiste.

19- Black-ish : Sans doute la série la plus drôle de la rentrée. Dommage qu’elle délaisse parfois son humour communautaire pas si bête au profit d’un humour familial plus convenu.

18- Brooklyn Nine Nine saison 2 : Andy Samberg est toujours ma tête-à-claques préférée de la télé.

17- The Spoils of Babylon : Pour le plaisir de voir des acteurs s’amuser à nous faire rire. Mention spéciale pour l’incroyable Haley Joel Osment.

16- Kingdom : C’est du brutal. Belle série sur le(s) combat(s) d’une famille. Mais le traitement est un peu trop attendu par rapport au sujet.

15- The Leftovers : On ne sait si c’est de l’art ou de la cochonnerie. Peut-être un peu des deux. Dévorée par son ambition, la série ressemble parfois à une coquille vide présomptueuse mais est aussi capable de produire des moments, voire des épisodes entiers, absolument magnifiques et rarement vus à la télé. Une grande série « malade » ?

14- The Divide : L’un des feuilletons policiers et judiciaires les plus prenants de l’année, avec un dernier épisode exceptionnellement tendu et un VRAI cliffhanger… qui fait amèrement regretter l’annulation de la série !

13- Silicon Valley : Dézinguage jouissif du rêve américain à l’heure des nouvelles technologies. Un cynisme lucide qui, heureusement, n’empêche pas les sentiments. Avec une remarquable performance du regretté Christopher Evan Welch (Rubicon, entre autres).

12- Fargo : Fabuleuse de bout en bout, et à tous les niveaux, Fargo n’a finalement qu’un seul « défaut », celui de n’être « qu’une » adaptation, aussi fidèle et réussie soit-elle, d’une œuvre préexistante. Les guillemets sont importants car j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder la série. Si Fargo venait de nulle part, elle serait dans mon top 3… mais Fargo vient de Fargo.

11- The Affair : Il est sans doute trop tôt pour juger pleinement The Affair. Son dispositif « rashômonien » (Alain Resnais et les mécanismes de la pensée ne sont pas loin non plus), s’il est séduisant, n’a pas encore révélé sa pertinence. L’histoire est forte, le casting archi sexy, mais attention à la désillusion en saison 2…

10- Hannibal saison 2 : Puissance visuelle intacte, musique psychotique, interprétation habitée, rythme hypnotique, Hannibal ne se renouvelle pas, certes, mais creuse le sillon jusqu’à ce qu’un geyser de sang inonde notre salon. Et on en redemande.

9- Mad Men saison 7, 1ère partie : Comme avec Breaking Bad, AMC renouvelle son idée a priori saugrenue de final en deux temps. Une première partie où se mettent en place subtilement les conditions de la chute de Don Draper (et de pas mal d’autres). On rêve d’une fin dévastatrice dans laquelle l’expression « has been » prendra tout son sens.

8- Halt and Catch Fire : Le pendant historique et dramatique de Silicon Valley. Pas sexy pour un sou sur le papier, cette évocation du début des ordinateurs portables (!) est d’une sensualité étonnante, grâce à un trio « animal » (le serpent charmeur, l’ours mal léché et l’oie blanche sauvage). Et une BO d’enfer.

7- Manhattan : Encore une série historique (et c’est loin d’être la dernière…), cette fois sur la course à l’armement atomique en pleine Seconde Guerre Mondiale. Les névroses de l’Amérique à leur paroxysme (patriotisme aveugle, paranoïa, isolationnisme…). Il y a quelque chose de fascinant dans cette énergie déployée pour potentiellement autodétruire l’humanité.

6- The Americans saison 2 : Toujours aussi ludique, la série d’espionnage pousse encore plus loin ses réflexions mélancoliques sur l’engagement, le couple, la famille et la solitude. Acteurs au top, narration fluide, plaisir de l’action et questionnements vertigineux… que demander de plus ?

5- Louie saison 4 : La longue pause entre cette saison et l’avant-dernière allait-elle être bénéfique ? Louis C.K. allait-il s’investir pleinement ou diluer son talent suite à sa notoriété grandissante ? La réponse est éclatante et dépasse nos attentes. Louis a réinventé Louie. Liberté de ton, de narration, d’imagination, la série n’est plus un chef d’œuvre comique, c’est un chef d’œuvre tout court.

4- Masters Of Sex saison 2 : Puisqu’on parle de chef d’œuvre, voici une série qui peut prétendre au titre. En auscultant ses personnages en profondeur (si je puis dire !) et en conviant ce bon vieux Dr Freud, MOS devient passionnante. Et son atour mélodramatique subtilement relevé est du plus bel effet. Un vrai bijou.

3- True Detective : Véritable phénomène télévisuel, la première saison de TD est quasi-parfaite. Peu de choses à ajouter sur ce qui a déjà été dit et redit, si ce n’est que c’est une série qui ne supporte pas le binge watching. On dit que le silence qui suit Mozart, c’est encore du Mozart, et bien l’attente entre deux épisodes de True Detective, c’est encore du True Detective. Pendant ce laps de temps, la série stimule l’imagination, enfante des théories malgré elle et fait de l’épisode suivant un événement. C’est une des plus grandes réussites de cette œuvre, peu importe la qualité future de la saison 2.

2- The Knick : Visuellement, The Knick est la série la plus aboutie et la plus homogène de l’année. Et pour cause : Steven Soderbergh réalise TOUS les épisodes. C’est un événement en soi, qui fera date, en tous cas je le souhaite ardemment. Un régal de mise en scène, un sujet à la fois fascinant et effrayant (les débuts de la chirurgie moderne), un Clive Owen insensé et une musique anachronique magnifiquement greffée (Cliff Martinez, compositeur attitré de Soderbergh). Un véritable coup de maître.

1- Transparent : Ce n’est pas très original, mais il ne sert à rien de renier l’évidence : Transparent est LE chef d’œuvre de l’année. Chaque épisode déborde d’humanité, nous submerge d’émotions et nous rappelle les heures innombrables et glorieuses de Six Feet Under. D’un sujet personnel, Jill Soloway a tiré un propos universel au-delà des barrières, des tabous et des préjugés, avec une grâce dont l’honnêteté et la pureté sont aussi désarmantes que sa beauté. Transparent, c’est transcendant.

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Sébastien Mauge
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