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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:10

(JPEG)

 

Trop calibré

 

 

Encéphalogramme presque plat pour ce remake inutile d’un film avec Charles Bronson. Quelques scènes d’action efficaces et un Ben Foster en forme empêchent le naufrage total.

 

Le pitch: Le tueur parfait est celui dont le crime passe pour un accident. Pour ce genre de job, Arthur Bishop est le meilleur. Chacun de ses contrats impossibles lui rapporte une fortune. Il n’a jamais eu d’état d’âme, jusqu’à ce que son ami et mentor devienne la victime, et que le fils de ce dernier décide de mener sa vengeance à ses côtés...

 

Mon avis: Quoi de neuf au pays de la testostérone ? Pas grand-chose à vrai dire. La preuve on nous propose le remake d’un vieux Charles Bronson avec le Monsieur Muscle des années 2000, Jason Statham. Le principe de ce genre de film est clair : nous vider la tête au fur et à mesure que le héros vide ses chargeurs et, intrinsèquement, nous n’avons rien contre, ça fait même du bien de temps en temps, pour peu que le ballet des balles soit attrayant et correctement chorégraphié. C’est plus ou moins le cas ici, même si c’est un peu chiche au niveau de la répartition des scènes d’action. Mais comme souvent, c’est la banalité de l’intrigue et les rebondissements téléphonés qui plombent l’ensemble et font que le film ne dépasse jamais le stade du pur produit de consommation, ajouté au fait que Statham ne sera jamais Bruce Willis. Il possède un certain charisme, certes, mais il n’a ni le charme ni l’humour de l’acteur de Die hard. Et il est loin d’être fun. Les tueurs monolithiques sont souvent fascinants au cinéma mais là on voit juste un dur à cuire impassible qui s’ennuie ferme entre deux contrats ! Rien de bien passionnant. Dans cette optique, on saluera donc plutôt la prestation de Ben Foster dont le rôle parvient à dynamiter légèrement une conduite de récit en pilotage automatique. Ce personnage de jeune loser déglingué qui apprend le « métier » avec fracas permet à l’acteur d’être autre chose qu’un simple pantin scénaristique sans âme. On soupçonne même les auteurs de s’être inspirés pour ce personnage de celui de Jesse Pinkman (Aaron Paul), jeune branque attachant de la série Breaking bad. Si c’est le cas, ce serait bien la seule bonne idée de ce remake pas loin d’être inutile.

 

A l'affiche le 6 avril 2011

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