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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 16:53

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Kill Bill volume 0

 

Cluedo poussif et invraisemblable doté de quelques qualités cinématographiques malheureusement totalement noyées dans la médiocrité de l'ensemble.

 

Le pitch: Lucrèce, jeune tueuse à gage passionnée d’opéra, doit faire disparaître un chanteur lyrique qui menace les intérêts d’une multinationale. Elle est engagée pour chanter aux cotés de sa cible le Messie de Haendel, dans un château en Suisse...

 

Mon avis: Le premier film de Jérôme Le Gris est raté. Il n’y a pas de honte à cela, ce sont des choses qui arrivent et surtout cela n’augure pas forcément un avenir sombre pour ce jeune cinéaste qui possède par ailleurs des qualités de mise en scène indéniables. Seulement voilà, il nous faut être honnête et avouer que ce Requiem pour une tueuse a beaucoup plus de défauts incurables que de qualités salvatrices. La faute à une volonté trop ostentatoire de lorgner vers des références évidentes telles qu’Hitchcock, Nikita ou encore Tarantino. Mélanie Laurent a exactement la même coupe de cheveux qu’Uma Thurman dans Kill Bill et elle est sous les ordres d’un Tchéky Karyo qui a dû se demander sur le plateau si Anne Parillaud n’allait pas débarquer d’un moment à l’autre. Si ces références ne fonctionnent pas, c’est parce qu’elles sont figées, inutiles et finissent même par parasiter l’élaboration de l’intrigue et le développement des personnages. Un film ne peut s’épanouir s’il ne fait que recracher les références au lieu de les digérer et de les transfigurer.

A partir de ce constat, la seule échappatoire possible eut été le recours à l’humour et au second degré. Hélas, autre gros défaut du film, il se prend trop au sérieux, ce qui a pour effet immédiat et paradoxal de créer un comique involontaire. Pour preuve, les nombreux rires nerveux qui ont parsemé la projection. Le manque de crédibilité de certaines situations et de la majorité des personnages est le cruel résultat d’une ambition parfois proche de la forfanterie. Plus d’humilité et de dérision n’aurait pas fait de mal à l’ensemble même si, encore une fois, sur le plan technique et cinématographique, on trouve des choses intéressantes comme ce travail sur les voix, presque théâtrales, sur la lumière et sur le montage parfois très efficace. Mais rien n’y fait, on a beau être doué, si la crédibilité de l’entreprise fait défaut, tout tombe à l’eau. Ainsi s’achève ce requiem pour un film.

 

A l'affiche le 23 février 2011

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