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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:18
Camp (Pilote)

Colo-scopie

Le quotidien d'un camp de vacances, dans lequel les parents décompressent en buvant, pendant que leurs enfants découvrent les bonheurs et les aléas de l'amour. Un lieu de paradis où la nature entre en collision avec la nature humaine...

Créée par Liz Heldens (Mercy Hospital et Deception) et Peter Elkoff, auteur de North Shore : hôtel du Pacifique (!!!), Camp est une récréation estivale, qui se veut politiquement incorrecte. Elle nous présente le quotidien parfois farfelu d’un camp de vacances familial fauché, au bord d’un lac, devant faire face à la concurrence chic du camp voisin, beaucoup plus huppé et condescendant. Nous suivons les histoires de cœur et les drames de plusieurs personnages issus de générations différentes (adultes, ados et enfants). Comme dans Camping Paradis, me direz-vous. Oui, sauf qu’à la place de Laurent Ournac, on a droit à Rachel Griffiths, soit une des bonnes raisons qui peut éventuellement vous donner envie de buller devant ce soap comique légèrement épicé. Faut-il le rappeler, Griffiths interprétait Brenda dans Six Feet Under. Sa relation avec le personnage de Nate est l’une des plus renversantes et l’une des plus complexes jamais écrites. Difficile de se remettre d’un tel rôle. Elle l’a fait, plutôt bien, durant les cinq saisons de Brothers and Sisters. Aujourd’hui, même si on ne l’attendait pas forcément à la tête de cette petite pochade, il faut reconnaître qu’elle nous amuse, et semble s’amuser à jouer Mack, quadra hystérique paumée qui tente de donner un sens à sa vie en dirigeant ce Camp des Petites Loutres fait de bric et de broc.

Mack et son drôle de fils

Mack et son drôle de fils

Dialogues souvent crus, sexe, gags et rock cool à la Vampire Weekend, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Camp une feel good série pseudo indépendante. On y croit pendant une demi-heure, on sourit, on éclate de rires deux ou trois fois grâce à quelques personnages, notamment le fils de Mack, petit branleur sympa qui évoque Robert Sheehan dans Misfits. Et puis le pilote s’étiole au fur et à mesure. On se pose d’ailleurs la question de la durée : pourquoi un format de 42 minutes pour une comédie punchy comme celle-ci ? 22 auraient largement suffi. Mais les auteurs avaient malheureusement l’ambition de faire une dramédie dans les règles de l’art. D’où la leucémie, les bons sentiments et les discours gnangnans pour refaire le monde qui viennent polluer le dernier quart d’heure. Les personnages ont beau s’en moquer souvent, les messages lénifiants sont bien là. Dommage. Malgré tout, et au vu du teaser déjanté des prochains épisodes, on jettera quand même un petit coup d’œil à la suite. C’est les vacances et c’est toujours mieux que Foudre ou Cœur Océan!

La Note: 2.5/5

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Sébastien Mauge
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