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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 15:02
Graceland (Pilote)

Les Infiltrés font du surf

Des agents de différentes agences gouvernementales vivent dans une maison secrète de la Californie du sud... (vous noterez l'indigence du pitch, ce qui n'est jamais bon signe)

Avec Hawaï et FBI : Duo très spécial, on savait déjà que Jeff Eastin aimait bien créer des séries policières sans prise de tête. Avec Graceland, il est carrément passé au lâcher de cerveau. Imaginez des agents spécialisés dans l’infiltration qui vivent en coloc’ dans une somptueuse maison au bord de l’océan. Imaginez-les, beaux gosses en shorts et tongs avec un cocktail à la main, décontractés du gland, prêts à affronter les vagues sur leurs planches de surf entre deux enquêtes. N’imaginez plus, c’est Graceland.

Graceland (Pilote)

Cette série est une aberration. C’est tellement mauvais que l’on rit au début puis on se pince pour le croire. Les acteurs en font des caisses pour paraître cool, bien aidés il est vrai par des dialogues lardés de tentatives de bons mots et traits d’humour à la ramasse. L’intrigue de ce pilote est cousue de fil blanc et la mise en scène laborieuse. Tout est improbable (un comble pour une histoire soi-disant vraie!) et on ne décèle aucune trace ne serait-ce que d’un embryon de second degré jouissif pour pallier ces carences flagrantes. Dans le genre « flics infiltrés qui se la racontent » on préfère largement la sous-estimée et défunte Dark Blue. Le pire, c’est que les auteurs se permettent de citer The Wire (sans doute parce que le réalisateur du pilote était directeur de la photo sur la série de David Simon) tout en rendant un hommage hallucinant à Alerte à Malibu lors d’une scène de surf clipesque à souhait, avec ralenti et soupe musicale, qui dure de longues minutes!

Graceland (Pilote)

C’est en voyant ce triste spectacle que l’on mesure beaucoup mieux la qualité d’une série comme Banshee, dont je faisais l’éloge récemment. Le je-m’en-foutisme, le jeu sur les clichés, l’art de la caricature fun, cela demande du travail, du talent et de la classe. Tout ce qui manque à la mal nommée Graceland. Cette référence à Elvis est d’ailleurs uniquement pertinente si on associe la série aux dernières années du King: comme elle, il était faux, boursouflée et ringard.

La Note: 0/5

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Sébastien Mauge
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