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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 15:49
Mistresses US (Pilote)

Desperate Sex for Housewives

Les amours d'un groupe d'amies d'une trentaine d'années, qui se sont connues à l'université mais dont les vies ont pris peu à peu des chemins différents. Impliquées dans des histoires complexes, parfois secrètes et souvent scandaleuses, elles bravent les tempêtes ensemble...

Remake d’une série anglaise, adaptée par une scénariste occasionnelle de Gossip Girl, Mistresses est un fiasco à l’opportunisme maladroit. Jouant sur la polysémie du titre (amantes/maîtresses de maison), la série se veut aussi sophistiquée et décomplexée que Sex and the City, et aussi gentiment réac que Desperate Housewives. Elle échoue lamentablement sur les deux tableaux. Les histoires invraisemblables de ces quatre amies de longue date auraient pourtant pu nous séduire, comme celles de ses deux aînées, mais il manque la fantaisie pimentée de la première et les douces perversions du conte moral de l’autre.

Mistresses US (Pilote)

Chaque personnage est une caricature fadasse : la vendeuse de biens immobiliers superficielle et nymphomane, l’avocate débordée en mal d’affection, la psy amoureuse de son patient et la veuve refusant de refaire sa vie. Les trois premières sont ou deviennent amantes dès ce pilote, la dernière, femme au foyer, va être confrontée à celle de son défunt mari. Histoires de cul, tromperies, trahisons, (faux) fantômes mais aussi bons sentiments, amitié, humour forcé…tout est fait pour que la ménagère frissonne sur son canapé en engloutissant son pot de glace. Mais le soap est un genre plus exigeant qu’il n’y paraît et ne supporte pas la médiocrité.

Mistresses US (Pilote)

La (petite) réputation sulfureuse accolée à Mistresses fait pschitt dès le départ. Les scènes supposées torrides ne valent même pas celles de la regrettée Hollywood Night des samedis soirs de TF1 (rendez nous Shannon Tweed !!!). C’est du sexe « à la papa » avec dessous chics, décolletées pigeonnants (dire que la pauvre Alyssa Milano devait tirer son lait sur le plateau toutes les deux heures…) et prises sauvages au bureau. Pas de quoi ébranler notre stock de fantasmes. Le pire, et c’est le côté bonne morale insupportable de l’affaire, c’est qu’il ne s’agit que de sexe et de sentiments tristes. Montrée de manière racoleuse, la tromperie est pourtant réprouvée immédiatement. La nympho est désespérément seule, la psy est face à un cas de conscience morbide, l’avocate couche ailleurs par dépit et l’escapade du mari mort laisse un enfant illégitime sur les bras de la trompeuse et de la trompée. On est bien loin du glamour piquant. En réalité, c’est du cul de faux-cul. Au final, les piètres intrigues de Mistresses ne volent point haut et me stressent déjà au plus haut point.

La Note: 0.5/5

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Sébastien Mauge
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